Choisir les moyens de paiement à l'international
Vous avez exporté ou importé des biens, ou des prestations
de services, et vous devez vous faire payer ou payer votre fournisseur.
De nombreux types de règlements s'offrent à vous. Ils présentent tous
des niveaux différents de contrainte et de fiabilité pour l'acheteur et
pour le vendeur. Ce qui suppose un arbitrage permanent entre la sécurité
apportée par le mode de maniement, sa simplicité d'utilisation et sa rapidité
d'exécution.
Le choix du moyen de paiement
le chèque
Du fait de réglementations différentes à l'étranger, le règlement par chèque de vos exportations
est un moyen de paiement que nous vous recommandons d'éviter. Evitez
également le paiement par chèque de banque.
le virement bancaire international
Le virement SWIFT constitue le moyen le plus rapide et
le moins coûteux. Il s'appuie sur le réseau électronique interbancaire
SWIFT, auquel sont commutés plusieurs milliers de banques dans le monde.

Le contre-remboursement ou "cash on delivery"
l'effet de commerce
Comme pour le chèque, il est nécessaire de se renseigner
sur les réglementations nationales spécifiques attachées à ce moyen
de paiement, souvent différentes de la réglementation française. Pour
présenter une meilleure garantie, l'effet de commerce doit être avalisé
par une banque.
la remise documentaire
La remise documentaire consiste pour l'exportateur à
confier à sa banque les documents commerciaux et financiers, avec mandat
de les faire remettre par une banque à l'acheteur contre paiement comptant
ou engagement de payer à une échéance donnée. Offre l'avantage d'être
un système simple, mais ne constitue pas une garantie de paiement et
suppose donc une relative confiance envers votre acheteur.
le crédit documentaire
Le crédit documentaire est un engagement écrit pris par
une banque à la demande de votre acheteur ou de vous-même lorsque vous
agissez à l'import, de vous payer ou de payer un montant déterminé contre
remise, dans un délai fixé, des documents conformes prévus dans l'ouverture
du crédit documentaire.
La différence essentielle entre la remise documentaire
et le crédit documentaire réside dans le fait que la remise documentaire
ne comporte aucun engagement de paiement d'une ou plusieurs banques.
Le crédit documentaire fait intervenir quatre participants
:
• l'acheteur, ou donneur d'ordre,
• la banque émettrice, banque de l'acheteur,
• la banque notificatrice, généralement banque du vendeur,
• le vendeur, ou bénéficiaire.
Cette technique occupe une place de choix parmi les paiements
internationaux. Il offre la meilleure sécurité et sa mise en oeuvre répond
à des règles uniformes dans tous les pays - règles précisées dans la
brochure N°500 de la Chambre de Commerce Internationale, applicables
depuis le 1er janvier 1994.
Les principaux type de crédits documentaires :
• le crédit documentaire révocable permet à la banque émettrice de le
modifier ou l'annuler à son gré sans avoir à aviser préalablement le
bénéficiaire. C'est une formule très peu utilisée.
• le crédit documentaire irrévocable comporte un engagement ferme donné
en faveur du vendeur par la banque émettrice agissant sur instruction
de l'acheteur d'exécuter le paiement sous la réserve de la remise des
documents conformes. Il ne peut être annulé ou modifié sans l'accord
de toutes les parties intéressées.
• le crédit documentaire irrévocable et confirmé ajoute à l'engagement
de la banque émettrice celui de votre propre banque (confirmation).
Les différents modes de réalisation du crédit documentaire
:
• par paiement à vue : la banque émettrice paye les documents réguliers
dès leur présentation par l'acheteur.
• par paiement différé : dans ce cas la banque émettrice paye les documents
conformes au terme d'un certain délai (par exemple 90 jours). Le délai
n'est pas matérialisé par une traite mais le vendeur dispose de l'engagement
de paiement à l'échéance de la banque émettrice et éventuellement de
la banque confirmatrice.
• par acceptation : il s'agit d'un paiement différé avec émission d'un
effet soit sur la banque émettrice, soit sur la banque confirmatrice,
soit sur une banque tierce. Le bénéficiaire peut demander l'escompte
de cet effet auprès de sa banque.
• par négociation : permet le paiement "d'avance" par la banque négociatrice
des documents. La banque émettrice, à réception des documents, paiera
la banque négociatrice.
Les crédits documentaires spéciaux :
• le "crédit documentaire revolving" permet dans le cas d'un
courant d'affaires régulier le renouvellement automatique dans les conditions
préalablement négociées,
• le "crédit documentaire transférable" peut être transféré
partiellement ou totalement en faveur d'un ou plusieurs bénéficiaires
secondaires, fournisseurs réels de la marchandise,
• le "crédit documentaire adossé" ou "back to back" se substitue
au crédit transférable si cette modalité n'est pas possible. Il sera
alors émis, à la demande de l'exportateur, un second crédit documentaire,
en faveur de son fournisseur.

La domiciliation des paiements
Si vous entretenez des courants d'affaires réguliers avec
un ou plusieurs partenaires commerciaux sur un même pays, vous pouvez
avoir recours au compte centralisateur.
Cette procédure consiste à ouvrir dans une banque du pays
concerné, au nom de votre société, un compte bancaire sur lequel sont
enregistrés les règlements effectués par vos acheteurs. Vous pourrez périodiquement
effectuer le rapatriement vers la France des sommes encaissées.

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