Capitale : Ankara
Heure locale :
Il est %T:%M %A à İstanbul, Ankara, İzmir
Taux de change au :
Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 3,4% en 2013
Stocks d'IDE : 181 901 millions USD en 2010

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Après avoir traversé une grave crise économique et politique en 2001, la Turquie s'est redressée de manière spectaculaire grâce à un climat politique plus favorable mais aussi à des réformes monétaires, fiscales et structurelles insufflées par la Banque Mondiale et le FMI. Affichant une croissance estimée à 7,5% en 2011 soutenue par le dynamisme de la consommation, la Turquie s'est rapidement rétablie de la crise financière mondiale de 2008/2009. Du fait du contexte international défavorable et de la baisse des flux de capitaux, reflet des inquiétudes quant au déficit de la balance courante turque, la croissance devrait nettement ralentir en 2012 (2%).
Malgré un faible niveau d'endettement et de déficit budgétaire, l'économie turque présente des signes de vulnérabilité. La stabilité de la croissance turque est menacée par le haut niveau d'inflation (8,3%), alimentée par les hausses de taxes et le creusement du déficit des comptes courants. La dépendance du pays vis-à-vis des flux de capitaux rend l'économie particulièrement vulnérable aux chocs externes. La politique monétaire suivie par le gouvernement vise à contrer la dévaluation de la monnaie et restreindre le crédit à la consommation et les investissements spéculatifs.
Le taux de chômage, qui a explosé avec la crise économique de 2008/2009, est en baisse (11,5%). La Turquie est marquée par le maintien d'un important secteur informel et les inégalités de revenus sont fortes.
L'agriculture en Turquie, qui contribue à près de 10% du PNB et emploie quasiment le tiers de la population, souffre encore d'une faible productivité due à son système de gestion (petites exploitations). 11% du territoire turc y est dévoué. Le blé est la principale récolte. Le pays est le troisième plus grand exportateur de tabac du monde et le premier producteur de noisettes (70% de la production mondiale). Les ressources minières sont nombreuses mais peu exploitées.
L'industrie manufacturière, principale branche de l'activité industrielle du pays, constitue près de 30% du PNB et mobilise près de 18% de la main d'oeuvre locale, les secteurs du textile et de l'automobile étant les principales activités. Le gouvernement turc accorde une priorité spéciale aux grands projets d'infrastructures, en particulier dans le secteur du transport, la plupart fonctionnant sous le modèle de BOT (Build, Operate, Transfer).
Le secteur tertiaire, qui est en plein développement, contribue à un peu moins des deux tiers du PIB. Le tourisme représente 4% du PIB avec environ 13 millions de touristes par an, et près de 22 millions de bénéfices, constituant ainsi l'une des plus importantes sources de devises pour le pays. La Turquie fait partie des dix pays les plus fréquentés au monde.
La Turquie a une économie ouverte aux échanges extérieurs, le commerce représentant près de 50% du PIB (moyenne 2008-2010).
Les fers de lance du commerce extérieur turc sont les industries automobile et textile. Viennent ensuite dans l'ordre, les secteurs de l'agroalimentaire, les machines, les équipements électroniques, la sidérurgie, et la chimie. L'Union Européenne est de loin le premier client de la Turquie, suivie des Etats Unis, de la Chine et de l'Irak. Le pays enregistre un déficit commercial important à cause de sa forte dépendance énergétique, notamment avec la Russie et les pays du Moyen-Orient.
Dépendante des importations de biens intermédiaires pour sa production, la Turquie présente un déficit commercial croissant, malgré une progression continue des exportations, lesquelles possèdent une valeur ajoutée relativement faible.
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Dernières mises à jour en Mai 2012