Capitale : Ankara
Heure locale :
Il est %T:%M %A à İstanbul, Ankara, İzmir
Taux de change au :
Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 3,4% en 2013
Stocks d'IDE : 181 901 millions USD en 2010

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La Turquie, pays de 74 millions d'habitants, dispose d'une économie en transition, d'un degré de dépendance relativement élevé vis-à-vis de l'agriculture (11% de son territoire y est voué) et de l'industrie lourde (secteur minier important, et grandes réserves de bore représentant 60% des réserves mondiales) et d'un secteur tertiaire en plein développement (commerce hôtellerie restauration). Après avoir traversé une grave crise économique et politique en 2001, la Turquie s'est redressée de manière spectaculaire grâce à un climat politique plus favorable mais aussi à des réformes monétaires, fiscales et structurelles insufflées par la Banque Mondiale et le FMI. L'économie turque est également basée sur l'industrie manufacturière (Première branche d'activité industrielle du pays). Le tourisme constitue également une source de revenus importante depuis les années 80, la Turquie faisant partie des 10 pays les plus fréquentés au monde. La crise financière a bien évidemment impacté la croissance turque, cependant celle ci s'est relativement vite rétablie et s'est élevée à environ 3,5% en 2010. Pour 2011, le gouvernement anticipe un point de hausse, portant le taux de croissance à 4,3%. En effet, le gouvernement s'est lancé dans des réformes importantes de son économie : adoption d'un régime de change flottant, totale indépendance à la Banque Centrale, rigueur budgétaire et maîtrise de l'inflation.
Cependant, l'économie turque reste vulnérable en raison de sa grande dépendance vis-à-vis des exportations et des investissements étrangers. Le taux de chômage a explosé avec la crise économique actuelle pour s'établir aux alentours de 15%. La Turquie est marquée par le maintien d'un important secteur informel.
L'agriculture en Turquie, qui contribue à près de 10% du PNB et emploie quasiment le tiers de la population, souffre encore d'une faible productivité due à son système de gestion (petites exploitations). Le blé est la principale récolte. Le pays est le troisième plus grand exportateur de tabac du monde et le premier producteur de noisettes (70% de la production mondiale). Les ressources minières sont nombreuses mais peu exploitées.
L'industrie manufacturière, principale branche de l'activité industrielle du pays, constitue près de 30% du PNB et mobilise près de 18% de la main d'oeuvre local, les secteurs du textile et de l'automobile étant les principales activités. Le gouvernement turc accorde une priorité spéciale aux grands projets d'infrastructures, en particulier dans le secteur du transport, la plupart fonctionnant sous le modèle de BOT (Build, Operate, Transfer).
Le secteur tertiaire contribue à un peu moins des deux tiers du PIB. Le tourisme représente 4% du PIB avec environ 13 millions de touristes par an, et près de 22 millions de bénéfices, constituant ainsi l'une des plus importantes sources de devises pour le pays.
Les fers de lance du commerce extérieur turc sont les industries automobile et textile (ce dernier emploie 18% de la population active). Viennent ensuite dans l'ordre, les secteurs de l'agroalimentaire (produits bruts et transformés), les machines et équipements et les équipements électroniques, la sidérurgie, et la chimie. L'Union Européenne est de loin le premier client de la Turquie (56,4% des exportations turques), suivi des Etats Unis, de la Chine et de l'Irak. Pourtant, le pays enregistre un déficit commercial important à cause de sa forte dépendance énergétique vis à vis de la Russie et de ses voisins du Moyen-Orient. De plus, à l'image du secteur de l'électroménager qui, paradoxalement, est une industrie fortement exportatrice, beaucoup de composants (environ 80%) sont importés pour être ensuite assemblés en Turquie. Malgré les efforts du gouvernement pour favoriser l'innovation (avec notamment le développement de pôles de compétitivité et la mise en place de crédits d'impôt en faveur de la Recherche et du Développement), les exportations turques possèdent une valeur ajoutée relativement faible. De même, elles sont encore assez peu présentes sur les marchés à fort potentiel de développement (Chine ou Europe de l'est) et souffrent toujours de la comparaison avec les firmes allemandes.
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