Capitale : Tachkent
Heure locale :
Il est %T:%M %A à Tachkent
Taux de change au :
Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 6,5% en 2013
Stocks d'IDE : 4 460 millions USD en 2010

agrandir la carte
agrandir la carte
Dès l’indépendance du pays, le choix a été fait, par les autorités, d’une stratégie de réforme graduelle et de substitutions aux importations visant notamment à atteindre l’autosuffisance énergétique, grâce aux ressources gazières et alimentaires du pays. La politique gouvernementale volontariste en matière de diversification de l'économie, de développement des exportations et d'investissements, qui comprend notamment, le « Programme de localisation de production de produits finis », un encouragement à la production de biens de consommation courante, des aides aux exportations, des soutiens aux PME et un programme de développement des services, semble apporter des résultats.
Les crédits accordés aux PME et aux entreprises privées ont été multiplié par 1,5 en 2010 par rapport à 2009 et restent soutenus depuis. De même, le microcrédit a été multiplié lui aussi par 1,6. Les PME emploient 74% de la population active. L'Etat ouzbek a réaffirmé sa volonté de renforcer la législation sur la propriété privée afin, notamment, de contribuer au développement du secteur industriel privé. Mais une corruption importante au sein du gouvernement et une politique commerciale extrêmement restrictive sont autant de facteurs ralentissant l'économie. L’Ouzbékistan hésite encore à aller de l’avant dans le domaine des privatisations, tout particulièrement dans le domaine agricole. La part du secteur privé n’atteint que 45% selon la BERD.
La croissance du PIB de l'Ouzbékistan est restée forte en 2011 (7,1%) après un taux de 8% en 2010. Ceci s'explique par la mise en œuvre d'un programme "anti-crise" destiné aux banques commerciales, mais également par la faible dépendance du pays vis-à-vis du système financier international.
L'Ouzbékistan fait face à une très forte inflation (plus de 10% depuis 2010). Le taux de chômage est également important. Près d'une personne sur trois vit en dessous du seuil de pauvreté.
Les services concourent à hauteur de 43% du PIB du pays, l'industrie à 31% et l'agriculture à environ 26% du PIB. Les principales productions agricoles sont les fruits et légumes et le bétail. Le coton, la soie, et la laine sont la base de l'importante industrie textile du pays. Les métiers traditionnels tels que la coloration de la soie et le tissage de tapis, mis entre parenthèses sous le régime soviétique, sont de nouveau à l'ordre du jour depuis l'indépendance.
Le pays a par ailleurs des ressources naturelles abondantes : charbon, le zinc, le cuivre, tungstène, uranium, argent. L'Ouzbekistan est aussi un producteur important de gaz et de pétrole. La fabrication de machines, la métallurgie, la préparation industrielle des aliments, la fabrication de produits chimiques, les engrais et les matériaux de construction sont des industries en fort développement.
La politique commerciale ouzbèke demeure restrictive (fermetures temporaires des frontières, augmentation des tarifs douaniers, procédures d’importation très lourdes) et génère donc un risque pour les agents économiques. La politique commerciale démesurément surveillée laisse une place modeste aux importations avec l'objectif de maintenir des réserves de devises convertibles. Les résultats du commerce extérieur de l'Ouzbékistan dépendent en grande partie des prix internationaux de l'or et du coton. Le pays tire profit, en particulier, du prix record de l'or qui augmente régulièrement depuis 2006.
L’agriculture reste un des principaux secteurs économiques du pays (21% du PIB, 40% de la population active). Sa spécialisation dans le coton (5ème producteur, 2ème exportateur mondial) découle toutefois plus d’un héritage historique que d’un réel avantage comparatif. L’Ouzbékistan exploite d’importantes ressources extractives : or (4ème réserves mondiales), uranium (8ème réserves, 5ème producteur mondial) et gaz (15ème réserves, 10ème producteur mondial). Enfin, l’Ouzbékistan a hérité de l’époque soviétique d’un important tissu industriel (métallurgie, chimie, aéronautique) que l’Etat s’emploie à moderniser et qui connaît quelques succès (important investissement de General Motors dans la production d’automobiles destinées à l’exportation et récents investissements de Mercedes-Benz et MAN dans la production de bus et de poids-lourds dans la région de Samarcande).
L'augmentation contenue des importations est à attribuer à une politique de contrôle très strict, ainsi qu'aux barrières douanières très élevées. Mais cela ne doit pas cacher la réalité d'un très important commerce frontalier de contrebande. Le pays importe principalement des machines et équipements, des produits chimiques, des produits alimentaires et des métaux ferreux et non ferreux.
Les pays de la Communauté des États Indépendants contribuent environ à un tiers du commerce extérieur. A l'exportation, les principaux partenaires de l'Ouzbékistan sont la Russie (19%), la Chine (13,4%), mais aussi le Kazakhstan et l'Ukraine.
La part de la Russie dans les importations de l'Ouzbékistan se monte à près de 25%. Elle lui fournit des produits manufacturés (biens d'équipements et armes). La Chine est un partenaire de plus en plus important pour l’Ouzbékistan (environ 20% de ses importations) puisque le montant de leurs échanges s'élevaient à près de 2 milliards USD en 2010. En troisième position vient la Corée du sud, dont la part dans les importations est de plus de 10%.
© Export Entreprises SA, tous droits de reproductions réservés.
Dernières mises à jour en Mai 2012