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Prévision de croissance du PIB : 4,9% en 2013

Stocks d'IDE : 42 023 millions USD en 2010

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Conjoncture économique

Au cours des dernières années, l'économie marocaine a été caractérisée par une stabilité macroéconomique, couplée d'une inflation basse et d'une croissance économique relativement ralentie. Estimée à 4,8% pour 2011, la croissance devrait ralentir autour de 4% en 2012, soutenue par la demande intérieure et le dynamisme du secteur non agricole. La baisse de la demande dans la zone euro, principal marché pour les exportations marocaines, impactera négativement la croissance du pays.

Né de la révolution tunisienne, un mouvement de contestation populaire a soulevé le Maroc en 2011, poussant le gouvernement à augmenter les dépenses sociales. En janvier 2012, le premier ministre Abdellilah Benkiran a présenté son programme, avec pour objectifs: renforcer l'identité marocaine; renforcer l'Etat de droit ; réaliser une croissance économique forte; réduire le taux de chômage à 8% d'ici 2016; maintenir le taux d'inflation à 2%; promouvoir l'égalité sociale en améliorant l'accès à l'éducation, la santé, le logement et en renforçant l'Etat providence; développer de bonnes relations avec l'étranger et renforcer les liens avec les Marocains émigrés. Relancer le tourisme après les attentats de Marrakech d'avril 2011 et développer l'énergie solaire (projet Desertec) font aussi partie des priorités.

Le chômage (9%), en hausse ces dernières années, touche particulièrement la tranche d'âge des 15-24 ans, et les jeunes diplômés. Le taux de pauvreté reste l’un des plus importants de la zone méditerranée, 15% de la population vivant sous le seuil de pauvreté.


Principaux secteurs d'activité

Compte tenu de la richesse du sol dont le Maroc dispose, le secteur agricole y est prédominant : presque la moitié de la population active est employée dans ce secteur qui contribue à environ 20% du PIB. Les céréales, les fruits et les légumes sont les récoltes principales du pays. La croissance économique est excessivement dépendante de ce secteur.

Le Maroc a peu de ressources minérales ; les phosphates sont sa richesse principale. L'industrie contribue à près d'un tiers du PIB, grâce aux secteurs du textile, des articles de cuir, de la transformation des aliments, du raffinage du pétrole, et du montage électronique. De nouveaux secteurs sont tout de même en plein essor, et tentent ainsi de diminuer la dépendance du royaume à son secteur agricole : chimie, équipements automobiles, informatiques, électronique, industrie aéronautique.

Le secteur tertiaire contribue à environ 50% du PIB. Il dépend exclusivement du tourisme qui reste dynamique, malgré le ralentissement induit par les attentats du 11 septembre 2001, de Casablanca en 2003 et de Marrakech en avril 2011. Outre l'octroi de concessions pour beaucoup de services publics dans les villes majeures, le pays a récemment libéralisé les règles d'exploitation du pétrole et du gaz. Les procédures d'appel d'offre deviennent de plus en plus transparentes.


Commerce extérieur

Le Maroc possède une économie ouverte, le commerce représentant plus des trois quarts du PIB (moyenne 2008-2010). Les principaux partenaires commerciaux du Maroc sont la France et l'Espagne. Le pays importe essentiellement du pétrole brut, des équipements de télécommunication, du blé, du gaz et de l'électricité. Il exporte principalement des textiles, des composants électriques, des engrais, des agrumes et légumes.

Les échanges commerciaux du Maroc avec l’étranger ont enregistré en 2011 une hausse de plus de 18% par rapport à 2010. Cette progression est notamment due à la hausse des exportations de phosphates et dérivés (+35% en un an) et de voitures (+63,8%), mais également à la flambée des cours du pétrole sur les marchés internationaux. De fait, selon l'Office des changes marocain, sur la période novembre 2010 - novembre 2011, les importations ont augmenté davantage (+19,7%) que les exportations (+15,4%). Le Maroc affiche donc une balance commerciale structurellement déficitaire, qui ne cesse d’aggraver la chute des réserves de change du royaume. En 2011, le déficit commercial a atteint un niveau record (+25,2% par rapport à 2010), du fait de l'augmentation de la facture énergétique et céréalière.

Les pouvoirs publics essaient de remédier au déficit commercial à travers des plans sectoriels : « Emergence » pour le secteur industriel, « Maroc vert » pour l’agriculture, Maroc Export Plus qui vise à tripler le volume des exportations de biens et services au cours des dix prochaines années. Notons que des accords de libre échange ont été conclus avec les Etats Unis, la Turquie, ainsi que la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie.


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Dernières mises à jour en Mai 2012


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