Capitale : Beyrouth
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Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 4,0% en 2013
Stocks d'IDE : 37 040 millions USD en 2010

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Le Liban possède une économie de marché libre à forte tradition de laissez-faire commercial. Depuis la fin de la longue guerre civile (1975-90), le Liban a mis en place un programme de grande ampleur de reconstruction des infrastructures de base et social et entamé des réformes structurelles. Sa croissance a connu un véritable boom, le Liban rattrapant son retard accumulé lors de la guerre civile et de la guerre de 2006. Après avoir atteint des niveaux record entre 2007 et 2010 (8% de croissance en moyenne), la croissance économique libanaise a nettement ralenti en 2011 (1-2%) sous l'effet de tensions politiques internes et des révolutions à l'oeuvre au Proche-Orient (notamment en Syrie). Les secteurs qui tiraient la croissance (immobilier, tourisme, commerce de gros) ont été durement touchés. La croissance est estimée à 3-4% pour 2012.
Les autorités libanaises doivent faire face à de nombreux défis. Bien qu'en baisse, la dette publique reste importante (plus de 125% du PIB), le déficit des transactions courantes est persistant et des craintes peuvent être émises quant à une éventuelle contagion de la crise syrienne. Le nouveau gouvernement a pris des mesures à visées sociales (contrôles des prix des produits de base, hausse des salaires) ainsi que des initiatives pour stimuler l'économie (projet d'exploitation de gisement d'hydrocarbures). En février, le premier ministre Najib Mikati a revu la proposition de budget 2012 (rejetée par le Parlement en janvier) en y introduisant un plafond pour le déficit budgétaire (5% du PIB) et la dette publique (100% du PIB), ainsi que des mesures pour stimuler la croissance et contrôler l'inflation. Il compte rationaliser les dépenses, réduire la dette, réformer le système fiscal et ouvrir la voie aux privatisations.
Le chômage est officiellement estimé à 18% mais, en l'absence de statistiques fiables, il pourrait s'élever en réalité à 20-25%. Les inégalités sociales sont importantes.
Le secteur bancaire est le pilier de l'économie libanaise. Il a enregistré des profits record ces dernières années. L’activité bancaire soutenue et lucrative ne constitue cependant pas un véritable soutien à l’activité privée puisque la majorité des liquidités bancaires sont destinés au financement de la dette publique.
Le Liban bénéficie également d’un secteur immobilier en pleine expansion, qui a profité de l’éclatement de la bulle spéculative de Dubaï. La demande émanant des pays arabes est en effet très forte. Le tourisme représente 25% des emplois et 20% des revenus du pays. Le secteur était en plein boom jusqu'à ce que le pays connaisse une chute de la fréquentation en 2011 du fait de l'instabilité au Proche-Orient.
Le Liban dispose de terres fertiles, cependant le secteur agricole n’est que peu développé et participe seulement à hauteur de 5% du PIB.
Le Liban a renforcé son ouverture commerciale internationale en signant un accord d'association avec l'UE, en travaillant dans l'optique d'adhérer à l'OMC et en passant un accord de libre-échange avec le Conseil de Coopération de Golfe (CCG) en mai 2004. Le commerce représente environ 150% du PIB du Liban (moyenne 2008-2010).
Ses trois principaux partenaires à l'exportation sont : l'Irak, la Suisse et la Syrie. Les biens principalement exportés sont les produits pharmaceutiques, des textiles, le tabac, les perles et les pierres précieuses, les équipements électriques et électroniques, le fer, l'acier, le sel, le soufre et les machines. Ses trois principaux partenaires à l'importation sont : l'Italie, la France et l'Allemagne. Le Liban importe principalement des carburants minéraux, du pétrole, des véhicules, des machines, des perles et pierres précieuses, ainsi que des équipements électriques et électroniques.
La balance commerciale du Liban est structurellement déficitaire, malgré une balance des services excédentaire. Le déficit commercial (1.106 millions USD) s'est résorbé de 22% en 2011 par rapport à 2010, les exportations augmentant de 17% et les importations baissant de 16%.
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Dernières mises à jour en Mai 2012