Capitale : Amman
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Taux de change au :
Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 3,5% en 2013
Stocks d'IDE : 20 406 millions USD en 2010

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La Jordanie est une économie émergente de taille modeste, avec un PIB inférieur à 20 Mds EUR tiré par le secteur des services financiers - la première banque arabe est une banque jordanienne - mais aussi le tourisme, le commerce et l'immobilier. Le secteur manufacturier représente moins de 20% du PIB. L'économie jordanienne a été largement libéralisée et privatisée dans les années 2000, période de forte croissance.
Disposant de peu de ressources naturelles (absence d’hydrocarbures, pénurie d’eau), la Jordanie est l’un des pays de la région les plus engagés dans les réformes (privatisations, réformes fiscales, ouverture du secteur bancaire…). Les trois principales richesses du pays sont le phosphate, le potasse et le calcaire. Des réformes économiques récentes visant à libéraliser le commerce et à attirer les investissements ont permis à la Jordanie d'afficher de bonnes performances. Le taux de croissance du PIB a été de 2,5% pour l'année 2011. La pauvreté, le chômage (environ 13,4% en 2011) et une importante dette extérieure demeurent les principaux obstacles du pays. L'économie jordanienne reste vulnérable aux chocs externes et aux troubles régionaux. Elle reste aussi très dépendante des aides extérieures.
Le pays est marqué par un déficit budgétaire relativement important, principalement dû à l'augmentation des subventions aux produits alimentaires et énergétiques, associé à une baisse de l'aide internationale.
La Jordanie, peu affectée par la crise financière, a subi un ralentissement modéré de l'économie ces deux dernières années, notamment en raison d'une diminution des transfert d'argent de la main d'oeuvre émigrée dans les pays voisins, les transferts des migrants correspondant annuellement à 3 milliards USD en moyenne (soit 15% du PIB). Ses perspectives économiques sont assez préoccupantes, notamment en raison de l'impact sur le court terme du "printemps arabe" qui a réduit le nombre de touristes visitants le pays (poste important de l'économie), mais surtout des conséquences de la crise en Syrie qui perturbe fortement l'économie frontalière dans le nord du pays.
Toutefois, le développement de la Jordanie bénéficie de l’attention - notamment financière - des grands pays occidentaux et des monarchies du Golfe car le pays a su devenir un élément central de la stabilité du Proche et Moyen Orient en assurant la tranquillité des frontières qu’elle partage avec l’Arabie Saoudite, l’Iraq et Israël notamment.
L'agriculture représente environ 4% du PIB et emploie seulement moins de 3% de la main d'oeuvre locale. Le manque d'eau constitue un obstacle au développement de l'agriculture. Les principales récoltes sont le blé, l'orge, les lentilles, les tomates, les aubergines, les agrumes, les olives et les raisins. Les phosphates et le potassium sont les seules ressources naturelles du pays. Il est à noter que 6 gisement d'uranium ont été identifiés représentant 3% des réserves mondiales mais restent à ce jour non exploités. Le secteur manufacturier est plutôt limité et dominé par les textiles, secteur actuellement en crise à cause de la concurrence internationale.
L'industrie (principalement pharmaceutique) et l'exploitation minière contribuent à environ 30% du PIB, et concentre 20% de la main d'oeuvre. Le pays est également doté de gisement d'uranium, encore inexploité, correspondant à 3% des réserves mondiales.
Le secteur tertiaire, qui emploie plus de 77% de la main d'oeuvre contribue environ aux deux tiers du PIB. La Jordanie est particulièrement active dans le domaine des technologies de communication et des services financiers. Les secteurs de la distribution et des infrastructures touristiques contribuent aussi de manière importante au PIB, bien qu'ils aient connu un ralentissement au cours de ces dernières années. Les secteurs de la construction et des transports sont en plein essor. Le gouvernement encourage également les secteurs des nouvelles technologies de l'information et du tourisme.
La Jordanie est très ouverte au commerce extérieur. La part du commerce extérieur dans le PIB du pays est d'environ 135%. Elle affiche cependant un déficit structurel de la balance commerciale, lié à sa dépendance vis-à-vis des matières premières. La Jordanie est membre de l'OMC et le pays a signé un accord de libre-échange avec les Etats Unis en décembre 2001 qui a supprimé les droits de douane sur la majorité des biens et services en 2010. La Jordanie a aussi signé un Accord d'Association avec l'UE. En juin 2010, la Jordanie a signé un accord avec la Turquie, la Syrie et le Liban, afin de créer une zone de libre échange assurant la liberté de circulation des biens et des personnes entre ces quatre pays du Proche Orient.
En termes d'exportation, les principaux clients du pays sont les Etats-Unis, l'Irak, l'Inde, les E.A.U. et l'Arabie Saoudite. Les biens principalement exportés sont les accessoires d'habillement et de vêtement, les engrais, les produits pharmaceutiques, et les végétaux comestibles. Notons également que la Jordanie est l'un des 5 plus grands exportateurs de phosphates (avec les Etats Unis, la Chine, la Russie et le Maroc).
En termes d'importations, ses principaux fournisseurs sont l'Arabie Saoudite, la Chine, l'Allemagne, les Etats-Unis et l'Italie. La Jordanie importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des véhicules, des machines et des équipements électriques et électroniques.
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Dernières mises à jour en Mai 2012