Capitale : Guatemala
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Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 3,5% en 2013
Stocks d'IDE : 6 399 millions USD en 2010

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La violence, générée par le crime organisé, les narcotrafiquants, l’impunité, mais aussi par les inégalités et la pauvreté (qui touche plus de la moitié de la population), est le principal problème que doit affronter le pays. Le Guatemala, fréquemment victime de catastrophes naturelles (volcans, ouragans, tremblements de terre), dispose néanmoins d’un potentiel touristique, agricole, hydrologique et minier important.
L'économie guatémaltèque, qui avait été avec le Panama le seul pays a avoir évité une récession en 2009, montre depuis 2011 des indicateurs économiques traduisant une bonne stabilité macroéconomique et financière. La reprise des échanges internationaux et les mesures adoptées par le gouvernement ont permis à l'économie nationale de croître de 2,4% en 2010 et de 2,8% en 2011. Les perspectives restent incertaines du fait du ralentissement de la croissance américaine.
L’élévation du niveau de ressources budgétaires est indispensable pour permettre le développement du pays par l’investissement dans les infrastructures physiques tout aussi bien que dans les secteurs sociaux. Or la pression fiscale ne représente que 10% du PIB. Une réforme du système fiscal doit permettre à l'état d'améliorer la perception de l'impôt et de faire face à son actuel déficit. Le pays se heurte à de nombreuses difficultés, notamment la criminalité et la corruption, qui représentent des entraves au tourisme et aux affaires.
Sur le plan social, la Guatemala fait face à une situation difficile: plus de la moitié de la population (53% en 2011) vit sous le seuil de pauvreté, le pays détient l'un des taux de malnutrition les plus élevés au monde, et il existe de fortes inégalités de revenus.
L’agriculture représente 11,3 % du produit intérieur brut, emploie un tiers de la population active et pèse plus de 70 % dans les exportations du pays.
Le Guatemala produit et exporte principalement du café, du sucre, des bananes, du coton, du caoutchouc, de la cardamome et diverses variétés de bois précieux et de fruits exotiques. Le pays dispose d'une petite industrie minière et extrait du cuivre, du zinc du fer et du nickel.
Le secteur industriel représente 29,2% du PIB et emploie 23% de la population. Il porte principalement sur le textile, les industries du papier, les produits pharmaceutiques ainsi que la transformation du caoutchouc. Il faut noter que depuis l'entrée du Guatemala dans la Zone de Libre Échange pour les Amériques (ZLEA), mise en place par les États-Unis, les avantages douaniers ont amené un accroissement des investissements et des implantations d'entreprises américaines sur le territoire.
Le secteur tertiaire représente la plus grande partie du PIB, avec 59,5%. L'industrie du tourisme est très dynamique et continue à croître.
Le commerce extérieur représente plus de 50% du PIB guatémaltèque. Le Guatemala est un des cinq pays du Marché Commun d'Amérique Centrale (MCAC) avec le Costa Rica, le Salvador, le Honduras et le Nicaragua. Le ZLEA, ou ALCA a été signé en 2004 par le Guatemala. Cet accord est caractérisé par une union douanière avantageuse pour les pays d'Amérique Centrale, le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.
Les Etats-Unis constituent le partenaire incontournable du Guatémala. Premier client et premier fournisseur, ils sont aussi le deuxième pourvoyeur bilatéral (derrière l’Espagne) d’aide au développement et accueillent environ 1,4 million d’émigrés guatémaltèques dont les envois de fonds représentent 11% du PIB.
Les principaux produits exportés sont le café, le sucre, le pétrole, le textile, les fruits et légumes et la cardamone. Les principaux clients du Guatemala sont les Etats-Unis, le Salvador, le Honduras, le Mexique et le Costa Rica.
Les principaux fournisseurs du pays sont les Etats-Unis, le Mexique, la Chine, Le Salvador et la Corée du Sud. La balance commerciale du pays est structurellement déficitaire, tendance qui devrait se poursuivre.
L’intégration régionale est une des priorités de la politique étrangère du Guatémala. Celui-ci est membre du Système d’Intégration d’Amérique Centrale (SICA). L’Union Europenne soutient ce processus d’intégration dont le renforcement était l'une des conditions d'un accord d’association bi-régional. Le Guatémala est, derrière le Nicaragua, le deuxième bénéficiaire en Amérique Centrale de la coopération européenne et bénéficie du Système de Préférences Généralisées communautaire.
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Dernières mises à jour en Mai 2012