Capitale : Le Caire
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Taux de change au :
Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 4,0% en 2013
Stocks d'IDE : 73 095 millions USD en 2010

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L'économie égyptienne avait fait preuve de résilience face à la crise financière internationale et laissait présager une croissance de 6% pour 2011. Mais du fait de la crise politique et du soulèvement révolutionnaire qu'a connu le pays, la croissance n'a été que de 1,2% en 2011.
Depuis la crise politique qui a conduit à la chute du régime de Hosni Moubarak, l'Egypte est entrée dans une période d'incertitude et l'orientation de la future politique économique n'est pas claire. Stabiliser l'économie reste la priorité. Le déficit budgétaire (11% du PIB) s'est aggravé sous l'effet de la baisse des recettes fiscales, de la hausse des prix des produits alimentaires et pétroliers (subventionnés) et du poids du service de la dette, de même que le déficit de la balance des paiements. Le budget 2011-2012, voté en juin 2011, reflète une politique expansionniste et prévoit des mesures visant à diminuer les inégalités sociales. Au prix de coupes drastiques dans les réserves de change du pays, le Conseil supérieur des forces armées qui dirige le pays par intérim a décidé une hausse du salaire des fonctionnaires, la fixation d'un revenu minimum dans le privé et le maintien des subventions de l'énergie. La situation économique et politique critique a conduit l'agence de notation Standard & Poor's à abaisser la note de la dette souveraine de l'Egypte. Malgré la forte opposition, le pays pourrait négocier un accord de prêt avec le FMI.
La situation sociale du pays est préoccupante. Le taux de chômage officiel frôle des 12%, 75% des actifs travaillent au noir et 18% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
L'agriculture contribue à environ 13% du PIB et emploie environ un tiers de la population active. Le climat chaud et l'eau abondante du Nil permettent d'avoir plusieurs récoltes annuelles. Les principaux produits cultivés sont les céréales, le coton, la canne à sucre et la betterave. L'Egypte reste un pays faiblement industrialisé. Le pays étant doté de réserves naturelles diverses (or, minéraux, fer, pétrole, gaz, les activités gazières et pétrolières et le secteur secondaire contribuent à un peu plus d'un tiers du PIB. L'Egypte est le 6ème exportateur mondial de gaz.
Enfin le secteur tertiaire est important et représente environ 50% du PIB égyptien. Il est largement dominé par les recettes des télécommunications (croissance de 11% au premier trimestre 2010) et du tourisme (l'industrie du tourisme apporte près de 11 milliards de recettes annuelles. Le Caire a par exemple accueilli 14 millions de visiteurs en 2010).
Malgré la diversification de son économie, le pays tire toujours une large partie de ses revenus du Canal de Suez.
Le commerce représente plus de 55% du PIB du pays (moyenne 2008-2010). Le marché égyptien s'est ouvert progressivement, en particulier depuis la signature d'un accord de libre-échange avec l'Association Européenne de Libre-Echange conclu en 2006, et le projet d'un traité de libre-échange avec les Etats-Unis (en anglais). Ses trois principaux clients sont l'Union Européenne qui représente plus du tiers des échanges, les Etats-Unis et la Syrie. L'Union Européenne et les Etats Unis absorbent près de 60% des exportations égyptiennes. L'Egypte exporte principalement des carburants minéraux et pétroles, du coton, du fer et de l'acier. Elle importe principalement des biens de consommation électronique et des biens d'équipement, des réacteurs et des chaudières nucléaires, des céréales, des produits alimentaires et des produits chimiques. La balance commerciale égyptienne est structurellement déficitaire. Le déficit s'est réduit en 2011 du fait du tarissement des échanges pendant la révolution, mais les importations ont repris depuis.
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Dernières mises à jour en Mai 2012