Capitale : Bakou
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Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 2,4% en 2013
Stocks d'IDE : 9 593 millions USD en 2010

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L’Azerbaïdjan, pays de 8 millions d’habitants au carrefour de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient, est un acteur économique important de la région Caucasienne grâce à ses richesses naturelles en pétrole et en gaz. L'Azerbaïdjan est une économie en transition où l'État continue à jouer un rôle dominant. Il dispose de 0,5% des réserves pétrolières mondiales en 2012 et d'un potentiel agricole significatif. Avec l'aide du FMI, l'Azerbaïdjan a poursuivi un programme de stabilisation économique depuis la fin des années 1990 qui a entraîné, avant la crise mondiale, un taux de croissance du PIB de 35% en 2006 et de 25% en 2007. Depuis, ce taux n'a cessé de s’essouffler et le contexte international a entrainé la fin des croissances à deux chiffres de cet "émirat de la Caspienne", région stratégique entre l'Iran, la Russie et la Turquie.
Le taux de croissance aura été de 0,2% en 2011. Toutefois, les perspectives macro-économique du pays restent bonnes avec un solde positif des comptes publics, une faible dette publique (15% du PIB) et un fonds pétrolier, le Sofaz, qui est passé de 3 milliards USD en 2007 à 20 milliards USD en 2011.
L'inflation a été maîtrisée en 2011 (8%) et le taux de chômage est stable autour de 6% de la population active.
Les secteurs économiques florissants de l’Azerbaïdjan sont l’exportation de pétrole, le secteur bancaire, le bâtiment et les biens immobiliers. Le pays a vu récemment reculer le niveau élevé de pauvreté mais la dépendance excessive de son économie vis-à-vis des secteurs pétrolier et gazier reste le principal enjeu du pays sur le long terme. Le problème de la corruption reste entier est demeure une réelle entrave au développement des affaires. En 2011, le pays était 143ème sur 183 au classement de l’ONG Transparency International.
Le secteur agricole a contribué en 2011 à environ 5,8% du PIB. Mais du fait du manque de modernisation, la productivité reste basse. Les principales récoltes sont le blé, l'orge, le maïs, les fruits dont les raisins de vin, les légumes, le riz, le coton, la soie et le tabac. La part de l’agriculture dans le PIB diminue régulièrement d'une année sur l'autre au profit de l'industrie et des services et 2012 devrait confirmer cette tendance.
Le secteur secondaire comptait (hors construction) pour plus de 50,6% du PIB en 2011. La construction représentait la même année 8,1% du PIB. La part de l'industrie dans le PIB augmente sensiblement d'année en année. Les principaux secteurs industriels du pays sont le gaz, le pétrole et ses dérivés, l’acier, le fer, les produits chimiques et pétrochimiques et enfin le textile. Le secteur pétrolier a représenté plus de 50% du PIB en 2011. Le secteur non pétrolier et la part du secteur de la construction dans le PIB devraient continuer à augmenter au cours de l'année 2012.
L'Azerbaïdjan cherche aujourd'hui à diversifier son économie. Les sources de sel, répandues dans le pays, se transforment progressivement en des centres de santé florissants. Le vieux métier du tissage de tapis est encore pratiqué avec un succès international et les services dans leur ensemble progressent en part du PIB.
Le commerce extérieur de la République d'Azerbaïdjan dépend beaucoup des pays de l'ancien bloc soviétique. La Russie et la Géorgie font partie de ses principaux partenaires. Mais la Turquie, l'Allemagne, la grande Bretagne, l'Italie, Israël, les États-Unis, l’Iran et la Chine occupent une part de plus en plus importante dans les relations commerciales de la République d'Azerbaïdjan. Un mémorandum signé au mois de novembre 2010 avec l'Iran pourrait développer la coopération dans les secteurs de l'énergie et des transports. L'Azerbaïdjan exporte du gaz vers l'Iran mais la part de ce dernier dans ses échanges avec l'Azerbaïdjan n'était que de 1% en 2009.
L’Azerbaïdjan est en situation de dépendance quasi-exclusive à l’égard du secteur énergétique. La faible diversité de l’économie locale (attestée par des exportations composées à plus de 90% de produits pétroliers), la vulnérabilité de ses comptes extérieurs aux fluctuations des cours de matières premières, la mauvaise gestion des ressources par les autorités, la corruption endémique et un climat des affaires délétère sont caractéristiques des pays émergents et producteurs d’hydrocarbures auxquels l’Azerbaïdjan s’apparente.
Les réserves pétrolières et surtout gazières permettent au pays d’envisager les prochaines années avec sérénité mais le défi de la diversification reste entier. L’enjeu principal des prochaines années sera donc de parvenir à extraire l’économie du tout pétrole et gaz en favorisant son ouverture et en atténuant le poids des monopoles.
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Dernières mises à jour en Mai 2012