Capitale : Buenos Aires
Heure locale :
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Taux de change au :
Source : Oanda
Prévision de croissance du PIB : 4,2% en 2013
Stocks d'IDE : 86 685 millions USD en 2010

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Après la grave crise qui a conduit l'Argentine à la faillite en 2001-2002, l'économie a bénéficié d'une croissance rapide et stable, de 8% en moyenne. Touchée par la crise financière mondiale en 2009 (0,9% de croissance), l'économie argentine a connu un redressement rapide et vigoureux dès 2010, à l'image du reste du continent sud-américain. En 2011, la croissance (8%) a été stimulée par la bonne performance des exportations bénéficiant de la flambée des prix des céréales.
La présidente Cristina Fernandez de Kirchner a été réélue au premier tour en octobre 2011, pour un mandat de quatre ans. Elle va poursuivre la politique économique expansionniste, qui a contribué à une croissance rapide du PIB, mais a également conduit à des déséquilibres croissants, des pressions inflationnistes et une détérioration de la gestion des finances publiques. Le gouvernement a répondu à cette situation par un regain de protectionnisme (contrôle des prix et du commerce), en proposant une réduction de 45% des importations d'ici 2020 pour favoriser les industries locales. Cela permettrait également de garantir un excédent commercial, seul moyen pour l'Argentine d'obtenir des devises, le pays étant encore débiteur du Club de Paris (8 milliards USD). Les principaux défis sont la lutte contre l'inflation et la fuite des capitaux. De plus, le système financier demeure fragile et le pays fait face à une crise énergétique due au manque d'investissement dans ce secteur.
La situation sociale du pays est délicate : le chômage persiste (7,4%), la malnutrition subsiste et 25% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. 30% des travailleurs sont employés au noir. Il y aurait deux millions de pauvres selon les chiffres officiels, cinq fois plus selon les instituts privés.
Si elle a perdu la place de grande puissance qu'elle occupait au début du XXème siècle, l'Argentine reste une économie importante, notamment pour sa production agricole. En effet, le secteur agricole, qui repose sur l'élevage bovin, la production céréalière (blé, maïs, soja) et les agrumes, représente environ 10% du PIB argentin. Au niveau mondial, premier exportateur de produits dérivés du soja et troisième producteur.
Riche en ressources énergétiques, l'Argentine est le quatrième producteur de pétrole et le premier producteur de gaz d'Amérique Latine.
Le secteur industriel s'est considérablement développé ces dernières années. Il contribue à plus du tiers du PIB. Le conditionnement des aliments (en particulier l'emballage de la viande, la mouture de farine et la mise en conserve) et la minoterie constituent les principales industries du pays.
Le secteur tertiaire a suivi la même tendance que l'industrie. Il contribue aujourd'hui à plus de la moitié du PIB. L’Argentine s'est spécialisée dans des services de secteurs de pointe et est particulièrement compétitive dans le développement de logiciels, les call-centers, le nucléaire et le tourisme.
L'Argentine est une nation très ouverte aux échanges internationaux, le commerce extérieur représentant environ 40% du PIB (moyenne 2008-2010). Ses principaux partenaires commerciaux sont les pays du Mercosur (Brésil, Paraguay et Uruguay), la Chine et les Etats-Unis. L'Argentine exporte plus qu'elle n'importe, sa balance commerciale est donc structurellement excédentaire. En 2011, l'excédent commercial s'est réduit de 11%, les exportations augmentant de 24% tandis que les importations ont augmenté de 31% par rapport à 2010.
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Dernières mises à jour en Mai 2012